Talleyrand fut l’un des hommes les plus complexes de l’histoire, que Madame de Stael qualifiait « de plus impénétrable et de plus indéchiffrable des hommes ». Lui-même écrit à la fin de sa vie : « Je veux que pendant des siècles on continue à discuter sur ce que j’ai été, ce que j’ai pensé, ce que j’ai voulu ».

Diapositive Plusieurs mois durant je me suis immergé quotidiennement dans ce personnage en lisant une quinzaine de biographies : les meilleures sont celles de son contemporain Sainte Beuve qui en 1869 écrit : « Qu’il y a plusieurs hommes en Talleyrand » ; celle de Lacour-Gayet, membre de l’Institut, d’Emile Dard, de l’académicien Louis Madelin ou de Paul Lesourd. Il y a de nombreux passages sur Talleyrand dans les mémoires de Barras que j’ai lues ainsi que dans la correspondance de Madame de Stael. La correspondance de Talleyrand elle-même est abondante avec ses relations féminines, ses amis, Bonaparte et Louis XVIII.

J’ai eu l’occasion d’étudier les quatre tomes de ses mémoires que je citerai souvent et qu’il préférait appeler : « Opinions sur les affaires de mon temps ».

Avant de suivre son comportement sous la révolution et son exil en Angleterre et en Amérique je voudrais évoquer avec vous ses qualités d’homme d’état, ses relations avec la religion, sa personnalité et ses relations féminines.